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Les dieux dans la bataille

Dans l'Iliade, les hommes ne se battent pas seuls. Depuis le mont Olympe, les dieux regardent la guerre comme un spectacle, mais ils ne restent pas neutres : ils prennent parti, conseillent leurs favoris et descendent même sur le champ de bataille.

Deux camps chez les dieux

Du côté des Grecs, on trouve Héra et Athéna, qui n'ont pas pardonné à Pâris le jugement de la pomme d'or, ainsi que Poséidon, le dieu de la mer. Du côté des Troyens se rangent Aphrodite, qui protège Pâris, Apollon, le dieu archer, et Arès, le dieu de la guerre. Zeus, le roi des dieux, essaie de garder le contrôle et pèse le sort des héros sur une balance d'or.

Des dieux qui agissent

Les dieux interviennent souvent. Aphrodite enveloppe Pâris d'un nuage pour le sauver d'un duel contre Ménélas. Athéna guide la lance du héros grec Diomède, qui parvient même à blesser Aphrodite et Arès. Pour détourner l'attention de Zeus, Héra l'endort afin que Poséidon puisse aider les Grecs. Le forgeron des dieux, Héphaïstos, fabrique de nouvelles armes pour Achille.

Des dieux qui ressemblent aux hommes

Les dieux d'Homère sont immortels et très puissants, mais ils ont les mêmes défauts que les humains. Ils se disputent, se mentent, sont jaloux et rancuniers. Ils peuvent même être blessés, même s'ils ne meurent jamais. Pour les Grecs, cette façon de les imaginer n'avait rien d'irrespectueux : c'était leur religion, avec de nombreux dieux, qu'on appelle le polythéisme.

Et le destin ?

Au-dessus de tous, il y a le destin. Même Zeus hésite à sauver un héros quand son heure est venue, car changer le destin bouleverserait l'ordre du monde. Les héros de l'Iliade savent qu'ils vont mourir un jour. C'est pour cela qu'ils cherchent la gloire : elle est la seule chose qui leur survivra.