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La IIe République (1848-1852)
La IIe République ne dure que quatre ans. Mais elle prend des décisions très importantes, qui font d'elle un moment fondateur de la démocratie française.
La révolution de 1848
En février 1848, les Parisiens se révoltent contre le roi Louis-Philippe, qui refuse d'élargir le droit de vote. Des barricades s'élèvent dans les rues. Le roi abdique et s'enfuit en Angleterre. La République est proclamée le 24 février. Le poète Alphonse de Lamartine, membre du gouvernement provisoire, convainc la foule de garder le drapeau tricolore plutôt que le drapeau rouge.
De grandes conquêtes
Le nouveau gouvernement établit le suffrage universel masculin : tous les hommes de plus de 21 ans peuvent désormais voter, et non plus seulement les plus riches. Le nombre d'électeurs passe d'environ 250 000 à plus de 9 millions. Le 27 avril 1848, grâce à Victor Schœlcher, un décret abolit définitivement l'esclavage dans toutes les colonies françaises. La liberté de la presse et de réunion est aussi proclamée. En revanche, les femmes n'obtiennent pas le droit de vote.
Des déceptions
Pour aider les chômeurs, le gouvernement a créé des Ateliers nationaux. Leur fermeture, en juin 1848, provoque une révolte des ouvriers parisiens, durement réprimée par l'armée. En décembre 1848, les Français élisent pour la première fois leur président de la République. Le vainqueur est Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, avec environ 74 % des voix.
Le coup d'État
La Constitution interdit au président de faire un second mandat. Le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte organise un coup d'État et fait arrêter ses opposants. L'écrivain Victor Hugo, qui dénonce ce coup de force, part en exil pendant dix-neuf ans. Le 2 décembre 1852, Louis-Napoléon devient l'empereur Napoléon III. La IIe République disparaît, mais le suffrage universel masculin et l'abolition de l'esclavage restent.