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Olympie, le sanctuaire de Zeus
Olympie n'était pas une ville, mais un sanctuaire, un lieu sacré consacré aux dieux, situé dans une vallée verdoyante du Péloponnèse. Tous les quatre ans, il se remplissait de dizaines de milliers de visiteurs venus de tout le monde grec.
Un lieu pour les dieux
Au cœur du sanctuaire se trouve l'Altis, l'enceinte sacrée. On y voit des autels, des temples, dont celui d'Héra, et les trésors, de petits bâtiments où les cités déposaient leurs offrandes. Vers 430 avant J.-C., le sculpteur athénien Phidias y installe une statue de Zeus assis, haute d'environ douze mètres, couverte d'or et d'ivoire. Elle fait partie des sept merveilles du monde. Selon la légende, c'est le héros Héraclès qui aurait fondé les Jeux.
La trêve sacrée
Les cités grecques étaient indépendantes et souvent en guerre entre elles. Avant chaque olympiade, des messagers parcouraient la Grèce pour annoncer la trêve sacrée. Pendant plusieurs semaines, les athlètes et les pèlerins devaient pouvoir voyager sans être attaqués. Olympie était un sanctuaire panhellénique, c'est-à-dire commun à tous les Grecs : on y affirmait qu'on appartenait au même monde, avec la même langue et les mêmes dieux.
Cinq jours de fête
À l'époque classique, les Jeux durent cinq jours, au cœur de l'été. Ils s'ouvrent par des sacrifices et le serment des athlètes devant la statue de Zeus. Le jour le plus important, on sacrifie cent bœufs au dieu. Autour du stade, c'est une immense foire : marchands, poètes qui récitent leurs œuvres, philosophes qui discutent, ambassadeurs qui négocient.
Et les femmes ?
Les femmes mariées n'ont pas le droit d'assister aux Jeux, sauf la prêtresse de Déméter. Les jeunes filles, elles, ont leurs propres courses à Olympie, en l'honneur d'Héra. Une femme a pourtant réussi à entrer dans le palmarès : la princesse spartiate Cynisca. Les courses de chars récompensaient le propriétaire des chevaux, et non le conducteur. Elle a ainsi remporté la course de quadriges en 396 et 392 avant J.-C.