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Les athlètes de l'Antiquité
Pour participer aux Jeux d'Olympie, il fallait être un homme libre, grec et ne pas avoir commis de crime. Les athlètes s'entraînaient pendant des mois et juraient de respecter les règles. Ils concouraient nus, le corps enduit d'huile.
Une course pour commencer
Pendant les premières olympiades, il n'y a qu'une seule épreuve : une course d'un stade, soit environ 192 mètres. Le mot stade désigne d'ailleurs à la fois cette distance et le terrain où l'on courait. On ajoute ensuite le double stade, puis une course de fond d'environ quatre kilomètres, et même une course en armes, avec casque et bouclier.
Des épreuves de plus en plus nombreuses
Au fil du temps arrivent la lutte, le pentathlon, qui combine course, saut en longueur, lancer du disque, lancer du javelot et lutte, puis la boxe. Les poings des boxeurs sont seulement entourés de lanières de cuir. Le pancrace, un mélange de lutte et de boxe, est le plus violent : presque tous les coups sont permis, sauf mordre et mettre les doigts dans les yeux. Les courses de chars, à deux ou quatre chevaux, sont le spectacle le plus prestigieux, dans l'hippodrome.
Des champions célèbres
Le lutteur Milon de Crotone a remporté six fois l'épreuve de lutte à Olympie, au VIe siècle avant J.-C. On racontait qu'il s'entraînait en portant un veau sur ses épaules chaque jour, jusqu'à ce qu'il devienne un taureau. Léonidas de Rhodes, lui, a gagné douze couronnes à la course entre 164 et 152 avant J.-C., un record resté inégalé pendant plus de deux mille ans.
La gloire plutôt que l'argent
À Olympie, le vainqueur ne reçoit qu'une couronne d'olivier, coupée sur un arbre sacré. Mais de retour dans sa cité, il est accueilli en héros : on lui offre des repas gratuits à vie, des statues et des poèmes. Les tricheurs, eux, payaient de lourdes amendes. Avec cet argent, on élevait des statues de Zeus portant le nom du tricheur, alignées sur le chemin du stade, pour que tout le monde s'en souvienne.