Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.
La condition ouvrière au XIXe siècle
Avec l'industrialisation, le nombre d'ouvriers augmente fortement. Ils travaillent dans les mines, les usines et les ateliers. Leurs conditions de vie et de travail sont très difficiles. Peu à peu, grâce à leurs luttes, leur situation s'améliore.
Une vie très dure
Au début du siècle, les ouvriers travaillent souvent 12 à 15 heures par jour, six jours sur sept. Les machines sont dangereuses, et un accident peut laisser un ouvrier sans travail et sans argent. Les femmes et les enfants travaillent aussi, pour des salaires plus faibles. Dans les mines, des enfants poussent les wagonnets de charbon dans les galeries. Les familles ouvrières vivent dans des logements petits, humides et mal chauffés.
Une petite fileuse dans une usine de coton américaine, photographiée par Lewis Hine en 1908 pour dénoncer le travail des enfants
Des lois pour protéger les travailleurs
Les lois changent lentement. En 1841, une loi interdit de faire travailler les enfants de moins de 8 ans dans les grandes usines. En 1864, les ouvriers obtiennent le droit de . En 1884, la loi autorise les , des associations qui défendent les intérêts des travailleurs. En 1898, une loi oblige les patrons à indemniser les ouvriers blessés au travail. En 1906, le repos du dimanche devient obligatoire.
Le mouvement ouvrier
Les ouvriers s'organisent pour se défendre. Ils font des grèves pour obtenir de meilleurs salaires ou des journées moins longues. En 1895, les syndicats se regroupent dans la CGT. Le , qui veut une société plus juste et plus égale, attire de nombreux ouvriers. Jean Jaurès devient l'un de ses grands défenseurs. En 1905, les socialistes s'unissent dans un seul parti, la SFIO.
L'intérieur des forges de Fourchambault, dans la Nièvre, dessiné par Ignace-François Bonhommé au milieu du XIXe siècle
La vie des bourgeois
À côté des ouvriers, les bourgeois, industriels, banquiers, médecins ou avocats, vivent dans le confort. Ils habitent de grands appartements avec des domestiques, envoient leurs enfants au lycée et profitent des loisirs, comme le théâtre ou les bains de mer.
Rue de Paris, temps de pluie, peint par Gustave Caillebotte en 1877 : des bourgeois se promènent dans le nouveau Paris d'Haussmann
Arrêt collectif du travail par les salariés pour faire pression sur l'employeur. En juin 1936, un immense mouvement de grèves avec occupation des usines accompagne l'arrivée au pouvoir du Front populaire.
Voir dans le glossaireClasse sociale composée des ouvriers qui ne possèdent que leur force de travail et la vendent aux propriétaires des moyens de production. Le prolétariat vit souvent dans des conditions très précaires au XIXe siècle.
Voir dans le glossaireOrganisation de travailleurs créée pour défendre leurs intérêts professionnels (salaires, conditions de travail, durée du travail). Les syndicats sont autorisés en France par la loi Waldeck-Rousseau de 1884.
Voir dans le glossaireCourant de pensée politique et économique qui dénonce les inégalités engendrées par le capitalisme et prône une société plus juste, fondée sur la propriété collective des moyens de production. Ses principaux théoriciens sont Karl Marx et Friedrich Engels.
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