Georges Clemenceau est un homme politique français né en 1841 à Mouilleron-en-Pareds et décédé en 1929. Surnommé "le Tigre" pour sa combativité et "le Père la Victoire" pour son rôle décisif dans le conflit, il occupe la présidence du Conseil de novembre 1917 à janvier 1920, période cruciale qui inclut la victoire finale de la France.
Identité et rôle
Médecin de formation puis journaliste et homme politique, Clemenceau est un républicain radical engagé depuis les années 1870 dans la défense des institutions républicaines contre les tentatives monarchistes et réactionnaires. Il s'oppose à la politique coloniale de Jules Ferry et soutient fermement le capitaine Dreyfus lors de l'affaire qui divise la France à la fin du XIXe siècle.
Période de vie
Clemenceau occupe une position centrale dans la vie politique française de la IIIe République. Il est président du Conseil une première fois de 1906 à 1909. En novembre 1917, alors que la France est épuisée par trois ans de guerre, les mutineries de 1917 ont fragilisé l'armée et le défaitisme progresse, le président Poincaré le rappelle au pouvoir à 76 ans. Il dirige le gouvernement jusqu'à sa démission en janvier 1920, après avoir échoué à être élu président de la République. Il décède en 1929.
Actions majeures
À la tête du gouvernement, Clemenceau impose une discipline de fer : il fait arrêter plusieurs responsables accusés de défaitisme et de contacts avec l'ennemi, visite régulièrement le front pour maintenir le moral des soldats, et refuse catégoriquement toute paix de compromis avec l'Allemagne. Il représente la France lors de la Conférence de paix de Paris en 1919 et obtient le retour de l'Alsace-Lorraine, des réparations financières importantes et la démilitarisation de la Rhénanie.
Influence historique
Clemenceau incarne la résolution de la France à tenir jusqu'à la victoire dans les moments les plus difficiles du conflit. Son autorité personnelle et sa volonté de fer contribuent à maintenir la cohésion nationale pendant les dix-huit mois les plus critiques de la guerre. Sa conduite à la conférence de paix est néanmoins critiquée par certains alliés, notamment les Américains et les Britanniques, qui l'accusent d'avoir voulu des conditions trop sévères pour l'Allemagne. D'autres, à l'inverse, estimaient ces conditions insuffisantes pour garantir la sécurité de la France.
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