La crise de 1929 et ses conséquences

Le 24 octobre 1929, dit "jeudi noir", la Bourse de New York s'effondre après des années de spéculation intense sur les valeurs mobilières. Cet événement déclenche la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, aux conséquences politiques et sociales durables.

Les mécanismes du krach

Depuis le milieu des années 1920, des millions d'Américains avaient investi en bourse, souvent à crédit, dans un contexte de hausse continue des cours. Lorsque les doutes sur la solidité de cette croissance se répandent, les ventes massives provoquent une chute brutale des cours. Des banques font faillite, privant entreprises et particuliers de leurs liquidités. Des milliers d'entreprises ferment, les commandes s'effondrent, et le chômage explose. La crise se propage rapidement à l'Europe via les liens financiers transatlantiques.

L'ampleur du désastre

Les chiffres du chômage atteignent des niveaux sans précédent : aux États-Unis, un quart de la population active est sans emploi en 1933 ; en Allemagne, on compte six millions de chômeurs. En France, la crise se fait sentir avec un décalage, mais elle frappe néanmoins l'économie et provoque une instabilité politique croissante dans la première moitié des années 1930.

Les conséquences politiques

La misère et le désespoir créent un terreau favorable aux mouvements extrémistes. En Allemagne, la crise précipite la montée du parti nazi d'Adolf Hitler, qui promet le redressement national et désigne des boucs émissaires. Hitler prend le pouvoir en janvier 1933. Aux États-Unis, le président Franklin Roosevelt répond avec le "New Deal", vaste programme d'investissement public et de régulation économique. Ces deux réponses opposées illustrent les choix politiques que la crise impose aux démocraties : l'une mène au totalitarisme, l'autre au renforcement de l'État démocratique.