La chute de l'URSS et la fin de la Guerre froide (1991)

Le 25 décembre 1991, l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) est officiellement dissoute après 74 ans d'existence. Cet effondrement met fin à la Guerre froide et redéfinit l'ordre mondial.

Les causes de l'effondrement

L'URSS accumule des faiblesses structurelles depuis les années 1970. Son économie planifiée reste très en retard sur les pays occidentaux. La guerre en Afghanistan (1979-1989) est un désastre humain et financier. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl (1986) révèle les insuffisances du système soviétique. En 1989, les pays d'Europe de l'Est (Pologne, Hongrie, Allemagne de l'Est, Tchécoslovaquie, Roumanie) se libèrent du communisme l'un après l'autre.

Les réformes de Gorbatchev

Mikhaïl Gorbatchev, au pouvoir depuis 1985, tente de sauver le système par deux grandes réformes : la Glasnost (transparence, liberté d'information) et la Perestroïka (restructuration économique). Ces réformes libèrent des forces que Gorbatchev ne peut plus contrôler : les peuples des républiques soviétiques réclament davantage de liberté et d'indépendance.

La dissolution

En août 1991, des dirigeants communistes conservateurs tentent un coup d'État contre Gorbatchev. Boris Eltsine, président de la Russie, appelle la population à résister et l'échec du coup d'État accélère la dislocation. Les 15 républiques de l'URSS proclament leur indépendance les unes après les autres. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev démissionne et l'URSS est dissoute. Quinze nouveaux États indépendants naissent, dont la Russie, l'Ukraine et les pays Baltes. Les États-Unis demeurent la seule superpuissance mondiale.