Joseph Joffre est un maréchal de France né en 1852 à Rivesaltes et décédé en 1931. Généralissime des armées françaises de 1911 à décembre 1916, il est surnommé "le vainqueur de la Marne" pour avoir arrêté l'avance allemande sur Paris en septembre 1914.

Identité et rôle

Ingénieur militaire de formation, Joffre fait ses premières armes dans les colonies avant d'être nommé chef d'état-major des armées en 1911. Il adopte la doctrine offensive de l'état-major français, le "Plan XVII", qui prévoit une attaque immédiate en Alsace-Lorraine en cas de guerre avec l'Allemagne. Il bénéficie d'un calme légendaire et d'un sang-froid qui lui permettent de prendre des décisions sous une pression extrême.

Période de vie

En août 1914, Joffre lance l'offensive en Alsace-Lorraine conformément au Plan XVII, mais elle échoue face à la défense allemande. Simultanément, le plan Schlieffen amène les armées allemandes à contourner la France par la Belgique, menaçant Paris. Joffre ordonne la retraite générale, limogeant plusieurs généraux jugés défaillants, et réorganise ses forces. Du 5 au 12 septembre 1914, il contre-attaque sur la Marne et stoppe l'avance allemande. Les années suivantes sont marquées par des offensives coûteuses (Champagne 1915, Artois 1915) sans résultats décisifs. En décembre 1916, épuisé par l'enlisement et critiqué après les pertes de Verdun et de la Somme, il est relevé de son commandement.

Actions majeures

La contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, est la décision militaire la plus importante de la carrière de Joffre. En choisissant le moment et le lieu pour contre-attaquer, il évite la chute de Paris et permet à la France de résister. L'épisode des "taxis de la Marne", même s'il est souvent romantisé, symbolise la capacité à mobiliser rapidement des renforts. Joffre met également en place l'organisation logistique qui permet à l'armée française de tenir dans la guerre de tranchées pendant deux ans.

Influence historique

Joffre est avant tout "le vainqueur de la Marne", sans lequel la France aurait peut-être été écrasée en quelques semaines comme en 1870. Cette victoire défensive est fondamentale : elle impose à l'Allemagne une guerre sur deux fronts qu'elle ne peut pas gagner. Son bilan est néanmoins nuancé par les offensives meurtrières de 1915 et par sa gestion de la bataille de Verdun, dont les pertes considérables conduisent à son remplacement par Nivelle puis Pétain.

En savoir plus sur Wikipédia